Lettre à l'adresse du Front de gauche


Nous avons bien pris note de votre lettre à l'adresse du parti socialiste, l'exhortant à s'accrocher aux clivages Gauche/Droite du siècle passé.
C'est votre droit le plus strict, mais axer l'ensemble de votre argumentaire autour de l'UDF, citée à plus de 40 reprises, relève de la mauvaise foi. Comme, du reste, le fait de faire écho aux propos du "Nouveau Centre" pour discréditer l'avenir du MoDem, alors que celui-ci a fait le choix, dès l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, de rallier la majorité.
Certes, le Mouvement Démocrate est un parti jeune, mais on ne peut nier ses deux années d'existence et ses prises de positions courageuses sur la scène politique. Justement, le génome atypique et donc dérangeant du Mouvement Démocrate permet de faire entendre une voix originale sur la remise en cause de la concentration des pouvoirs, la défense des services publics, la réaffirmation des Libertés fondamentales, la proposition d'un plan de relance européen, d'une autorité des marchés.
Quoi que vous en disiez, tous ces sujets ne sont pas le monopole de la vieille Gauche. Bien au contraire, la richesse des convictions et des parcours qui composent le MoDem en font une force crédible pour rassembler.
Par ailleurs, l'environnement est une problématique qui concerne l'ensemble de la classe politique. Légitimement, le MoDem s'y attèle et se prononce entre autres -ce qui sera pour vous rassurer- pour l'abandon des centrales nucléaires EPR et contre les OGM, tout en concevant une voie réaliste et concrète, ancrée dans le quotidien.
Les temps changent, le MoDem évolue, sans stigmatiser ses concurrents, ni cloisonner les sujets ou les prérogatives soit disant de droite ou de gauche.
On a vu récemment le Logo du Front de gauche se teinter de vert et c'est tout à son honneur: Preuve en est, des évolutions sont possibles sans pour autant renier nos essences.

 Jean-Luc Benhamias

Des transports collectifs de qualité.

Aujourd’hui notre territoire est au bord de l’asphyxie, les transports collectifs de PACA restent à la traîne. La SNCF dans une politique comptable nationale fait primer les TGV sur les TER. Les engagements régionaux de prestation de service ne sont plus respectés. Nous initierons une commission de réflexion associant toutes les collectivités du « mille-feuille » institutionnel (Département, agglomération, communautés urbaines, villes) afin de concentrer les démarches, de rationaliser les lignes et de désengorger le transport routier qui à lui seul génère plus de 12 millions de tonnes de CO2 ! Il nous faut instaurer plus de cohérence dans les modes de transports. Nous proposons que notre région participe activement au maillage de son territoire par une politique ambitieuse de développement du rail, alternative écologique à la voiture et aux transports polluants. Cette orientation passe par l’affectation intégrale de la part régionale de la TIPP (Taxe Intérieur sur les Produits Pétroliers) au financement des transports publics, la réhabilitation des anciennes voies SNCF pour limiter le transport routier lorsque cela est viable ou leur transformation en tram-train. La région doit inciter, à l’auto partage par la mise en place d’un réseau régional de co-voiturage. Sur le modèle de Lyon ou Paris nous mettrons en place un service régional de location de voitures en libre service par la création de points « Autolib » dans les gares SNCF. Dans la jungle des tarifs et réductions de la SNCF nous créerons un « Pass’Transport / carte orange » à tarif unique pour les déplacements hebdomadaires des étudiants, des apprentis et des stagiaires de la formation professionnelle, où qu’ils résident et quelle que soit la distance à parcourir dans la région. Enfin, n’attendons pas 2040 pour voir le TGV desservir nos capitales régionales. Puisque la Région a décidé d’être le plus gros financeur de la ligne vers Nice, accélérons le chantier de la grande vitesse, et libérons les lignes classiques pour un vrai réseau de TER. La mise en place de la LGV sud-est doit impérativement être associée à une organisation cohérente des TER. Nous étudierons la structuration de réseaux de bus régionaux à haut niveau de service pour les zones difficilement accessibles par le réseau ferroviaire. Notre région n’a pas vocation à rester un axe pour les camions traversant toute l’Europe. Confions les chantiers du doublement et de l’électrification de la ligne ferroviaire vers Briançon et le percement du tunnel du Montgenèvre à un partenariat public/privé, avec une perspective de concession de la ligne nouvelle vers Turin, dès que l’ouverture à la concurrence deviendra possible. Nous réorienterons le projet du Grand Port Maritime de Marseille pour que les programmes FOS 3XL et 4XL ne soient pas seulement des générateurs supplémentaires de transport routier pour toute notre région. Nous introduirons une partie ferroutage et cabotages pour rendre ce projet acceptable aux habitants de PACA.

Catherine Levraud

___________________________________________________________

Le Dauphiné


REGIONALES-2010 / ALPES DE HAUTE PROVENCE Le MoDem 04 a présenté sa liste : « les seuls représentants du Centre dans le département »
par La Rédaction du DL | le 22/02/10 à 05h04

0 vote | 103 vues | 0 commentaire




Le MoDem a présenté sa liste départementale pour les élections régionales, samedi soir à Thoard. Que cette première apparition publique du MoDem intervienne près d'une semaine après le dépôt officiel des listes ne signifie pas pour autant quelconques difficultés à former une candidature, comme cela a pu être le cas dans d'autres régions. « C'est le souhait de François Bayrou, président du parti, de commencer la campagne vers le 21 février », explique Ronald Grootaers, tête de liste MoDem 04. « La raison est simple, poursuit-il : maintenant nous sommes vraiment engagés dans la campagne. L'échéance est suffisamment proche pour que les gens s'intéressent au scrutin. » Qui plus est, « nous avons reçu 62 propositions pour sept places », justifie-t-il.

Modem recherche singularité
Se démarquer pour obtenir une meilleure visibilité : voilà qui peut se révéler l'argument politique du jeune parti qui peine à se détacher de ses chaînes. Le parti centriste avec une ancienne verte comme tête de liste régionale s'acharne à créer sa singularité. « Nous représentons le centre indépendant et non un sous-parti de l'UMP de style nouveau centre », ajoute Sophie Goy, membre de la liste des Bouches-du-Rhône venue soutenir la liste bas-alpine.

La singularité recherchée par le MoDem trouve un écho mesuré dans la déclinaison de son programme, si ce n'est dans la politique culturelle régionale que les candidats voudraient harmoniser autour d'un guichet unique. Le désenclavement des Alpes-du-Sud est, là aussi, la pierre angulaire du programme de campagne : « Nous devons devenir maîtres de notre territoire » avance Ronald Grootaers « en luttant contre l'abandon de l'arrière-pays ». Pour autant, les candidats sont opposés à la poursuite de l'A51 entre La Saulce et Grenoble car « c'est un projet extrêmement cher qui coupe une zone nature ». Pour Ronald Grootaers, « il y a un effort à faire sur le rail en électrifiant les TER et en rouvrant des lignes ». La reprise en main des territoires ruraux passe, selon le MoDem, par un coup d'arrêt « à la spéculation foncière qui désertifie les campagnes ». Pour cela, le parti entend créer un « Etablissement public foncier régional ».

La sensibilité écologiste qui traverse le mouvement se retrouve aussi dans la promotion d'une agriculture raisonnée favorisant les circuits courts.

« Les effets de la désertification des campagnes se répercutent également dans la facture médicale » que Ronald Grootaers entend juguler par un « équilibre territorial » rendu possible par « une mutuelle régionale ». En revanche, le développement économique doit être pesé entre l'Etat et la Région : « Plus question d'investir dans des grands pôles comme Iter ou Sophia Antipolis : la Région n'a pas à financer ce genre d'entreprise ». Néanmoins, « la Région doit conserver sa compétence en matière d'investissement sur les structures collatérales, de type Ecole internationale à Manosque », ajoute Cédric Crete, membre de la liste bas-alpine.

Le mouvement se dit favorable à la réforme de l'Etat territorial (RGPP) « dans la mesure où elle supprime les doublons dans les services » mais, en contradiction, peste contre le rassemblement des services du Conseil régional à Marseille : la solution du MoDem serait d'établir « des permanences itinérantes de l'antenne régionale ».

La liste
Ronald Grootaers, Laure Auras, Cédric Crete, Anne-Marie Tapiero, Philippe de Ridder, Sandra Gane, Yves Besnier.



Paru dans l'édition 05A du 22/02/2010 (29da17e0-1ee1-11df-a683-33e527475f07)

___________________________________________________________

Agenda régionales 2010

Dimanche 7 Mars visite de soutien de François Bayrou à Marseille 11h suivi d'un pique-nique tiré du sac.

Mardi 9 Mars 14h visite de Catherine Levraud à Digne, Place Général de Gaulle. Suivi d'une conférence de presse. 

___________________________________________________________

Catherine Levraud,Tête de liste des régionales PaCa

Sera à Digne -les-Bains  le 9 Mars à 14h pour soutenir  le MoDem 04

 chef de file proposé par le Bureau exécutif du Mouvement Démocrate, approuvé par les adhérents après la consultation qui s'est déroulée du 18 au 20 janvier.

Résultat de la consultation:
-> J'approuve: 75.22%
-> Je n'approuve pas: 17.24%
-> Je vote blanc: 7.54%

Catherine Levraud Catherine Levraud a 49 ans. Elle est médecin hospitalier et chef du pôle gériatrie de l'hôpital d'Arles,spécialiste de la radioprotection nucléaire.

Conseillère régionale depuis 2004. Tête de liste du Mouvement Démocrate lors des élections municipales de 2008 à Arles.

____________________________________________________

Nos 12 Propositions pour les Régions 


 Une nouvelle régionalisation

En matière de pouvoir des régions, on est resté au milieu du gué. Notre objectif, ce sont de nouvelles responsabilités réalistes pour les régions : par exemple, support de l’orientation des élèves, intégration de ceux qui sortent sans diplôme ni qualification du système éducatif, plan régional santé.
Les régions stratèges du durable

Il manque un maître d’œuvre capable d’innover et de coordonner, en entraînant les acteurs locaux, dans un vaste mouvement de mobilisation pour un projet durable. La région, proche, et cependant à la taille pertinente, doit être ce stratège et personne d’autre ne peut l’être à sa place. La question de la production d’énergies renouvelables sera ainsi traitée dans une nouvelle proximité (filière bois, micro-hydraulique, solaire thermique et photovoltaïque, éolien, géothermie, huiles végétales…) Trois objectifs communs à toutes les régions : 100 % des lycées équipés en photovoltaïque, création de coopératives solaires, « pass » harmonisé pour les transports en commun. 

Les régions responsables de l’orientation 

La plus dure des inégalités, c’est celle qui sépare les familles qui connaissent les secrets de l’orientation scolaire, et celles qui l’ignorent. Jusqu’à maintenant, la politique d’orientation ne corrige pas convenablement cette inégalité. Il faut une impulsion nouvelle : la région, responsable de l’apprentissage, de la formation professionnelle et des lycées doit l’assumer (cela peut se faire sans changement du statut des CIO).


Garantir des stages pour tous 

Trouvent des stages, trop souvent, ceux qui ont des relations familiales ou de la chance… La région nouvelle se portera garante en passant des conventions avec entreprises, associations, administrations, offrant un service « garantie stages » à tous les jeunes.


Université populaire du soir

Les lycées (plus de 4000 en France) sont inoccupés une partie de l’année, le soir et le week-end, alors que jamais la demande de formations, de toute nature, d’enrichissement culturel aussi bien que d’intégration ou de progression professionnelle n’a été aussi forte. Nous voulons ouvrir les lycées à une nouvelle université populaire ouverte à tous. Les régions auront la responsabilité de cette révolution. Ce sera une arme considérable, par exemple en matière de lutte contre l’illettrisme et d’apprentissage de la langue française, comme des langues étrangères à tous les âges.

Un plan régional de réarmement industriel, agricole et de services.

Nous ne pouvons plus demeurer spectateurs du plus vaste mouvement de délocalisations de production jamais constaté. Il faut prendre le taureau par les cornes et présenter dans chaque région un plan de recherche d’activités nouvelles dans les secteurs industriels aujourd’hui abandonnés et dans le domaine agricole en péril. L’entreprise sera l’acteur principal, la région coordonnera les appuis, c’est une œuvre de reconquête. Cela passe par un soutien et une assistance prioritaire effectifs aux artisans, TPE et PME, notamment en leur réservant une place dans les marchés publics

Défendre et accompagner la nouvelle agriculture

Au moment où une partie de l’humanité meurt de faim, l’agriculture doit être défendue : elle est un atout pour les régions. Les filières de production doivent être soutenues et accompagnées vers des méthodes de plus en plus raisonnables et raisonnées (irrigation maîtrisée et non agressive pour l’environnement, sobriété en engrais et dégressivité en pesticides). Les filières courtes de proximité entre producteurs et consommateurs doivent améliorer la qualité alimentaire, assurer des revenus suffisants, et économiser les transports. Les filières bio doivent être soutenues, en recherche, comme en valorisation (restauration scolaire et collective). Les labels, AOC et IGP, doivent être soutenus, y compris en communication, ils sont une voie de progrès et de valorisation.

La région, avocate des services publics Auprès de l’État,

la région doit se faire l’avocat efficace de l’accès aux services publics pour tous. Nous nous fixons comme but à atteindre que d’ici 2014, aucun habitant ne se trouve à plus de trente minutes d’un service public essentiel.

Plan régional santé

Chaque région a ses problèmes de santé en fonction de sa population (âge, origine socioprofessionnelle). Le Conseil régional doit présenter un plan santé, à partir d’études épidémiologiques, concerté avec la population. Notamment ce plan santé doit prendre en compte la responsabilité de la prévention, à développer dans les lycées, les centres d’apprentissage et de formation professionnelle, en liaison avec les internats et externats de médecine et les centres universitaires. La démographie médicale, dans tous les territoires relégués, zones rurales ou urbaines éloignées des centres, sera coordonnée et encouragée par ce plan (contrats d’installation vs financement d’études par exemple).

La région pilote en matière de culture

L’initiative culturelle sera de plus en plus régionale. Il est un domaine où cela est évident, c’est celui des langues et cultures des régions, notamment en leur garantissant l’accès à l’audiovisuel et le soutien en matière d’enseignement. Mais le soutien au spectacle vivant, à toutes les musiques, aux arts graphiques et plastiques, à la création audiovisuelle, à la photographie, la défense du patrimoine forment un ensemble dont les régions nouvelles garantiront la vitalité et l’accès au plus grand nombre.

Défendre l’autonomie fiscale des régions

Il n’y a pas de véritable collectivité locale sans autonomie fiscale. Il n’y a pas de justice sans péréquation. Les choix du gouvernement actuel ont rendu les régions totalement dépendantes de l’État, et donc à terme impuissantes. Nous nous battons pour une refonte de la fiscalité qui rendra leur autonomie aux régions.

Une vraie démocratie régionale

Les élus régionaux sont dans leur grande majorité presque inconnus de leurs concitoyens. Les électeurs ne savent pas davantage ce que fait la région. C’est un gâchis. Il ne peut pas y avoir de démocratie sans identification des hommes et de l’institution. Nous prenons des engagements de présence directe et d’accessibilité des élus régionaux auprès des citoyens.

___________________________________________________________

 

 






Coordination:
contact@lesdemocratesdu04.fr


Nous avons bien pris note de votre lettre à l'adresse du parti socialiste, l'exhortant à s'accrocher aux clivages Gauche/Droite du siècle passé.
C'est votre droit le plus strict, mais axer l'ensemble de votre argumentaire autour de l'UDF, citée à plus de 40 reprises, relève de la mauvaise foi. Comme, du reste, le fait de faire écho aux propos du "Nouveau Centre" pour discréditer l'avenir du MoDem, alors que celui-ci a fait le choix, dès l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, de rallier la majorité.
Certes, le Mouvement Démocrate est un parti jeune, mais on ne peut nier ses deux années d'existence et ses prises de positions courageuses sur la scène politique. Justement, le génome atypique et donc dérangeant du Mouvement Démocrate permet de faire entendre une voix originale sur la remise en cause de la concentration des pouvoirs, la défense des services publics, la réaffirmation des Libertés fondamentales, la proposition d'un plan de relance européen, d'une autorité des marchés.
Quoi que vous en disiez, tous ces sujets ne sont pas le monopole de la vieille Gauche. Bien au contraire, la richesse des convictions et des parcours qui composent le MoDem en font une force crédible pour rassembler.
Par ailleurs, l'environnement est une problématique qui concerne l'ensemble de la classe politique. Légitimement, le MoDem s'y attèle et se prononce entre autres -ce qui sera pour vous rassurer- pour l'abandon des centrales nucléaires EPR et contre les OGM, tout en concevant une voie réaliste et concrète, ancrée dans le quotidien.
Les temps changent, le MoDem évolue, sans stigmatiser ses concurrents, ni cloisonner les sujets ou les prérogatives soit disant de droite ou de gauche.
On a vu récemment le Logo du Front de gauche se teinter de vert et c'est tout à son honneur: Preuve en est, des évolutions sont possibles sans pour autant renier nos essences.
Bien Amicalement,